Régularisation d’une Famille sri lankaise à Châtillon
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Régularisation de la Famille Parameswaran à l’école des Sablons de Châtillon : l’histoire d’une mobilisation
Une très bonne nouvelle nous est parvenue le 3 février dernier : Mr et Mme Parameswaran et leurs deux enfants scolarisés à l’école des Sablons voient leur situation administrative enfin régularisée. Ils vont se voir délivrer à titre exceptionnel une carte de séjour temporaire avec la mention salarié. La promesse d’embauche faite par un parent d’élève a été un point d’appui important pour cette régularisation.
C’est le résultat d’une belle mobilisation qui a démarré le 24 novembre dernier lorsque l’enseignante de l’un des enfants apprend que cette famille sri lankaise allait se retrouver à la rue à partir du 2 décembre et menacée d’expulsion vers son pays.
En effet, cette famille tamoul ayant du fuir son pays, avait demandé asile à la France et avait été prise en charge par le CADA (centre d’accueil pour les demandeurs d’asile). La demande d’asile et le recours ayant été rejetés, elle se retrouvait dans la situation de milliers de personnes en France sans papier privées de droits et de logement.
Les parents d’élèves et le personnel de l’école des Sablons, la FCPE RESF et la Cimade se mobilisent immédiatement. Une réunion organisée par la FCPE le soir à l’école le 28 novembre réunit une quarantaine de parents. Dès le lendemain, une pétition circule dans les écoles de Chatillon et est mise en ligne sur le site de la FCPE, RESF et l’association Chatillon Pour Tous. Elle recueille 1300 signatures en l’espace d’une semaine.
L’appel à une manifestation le 30 /11 devant la sous préfecture d’Antony et le soutien de la conseillère générale permettent d’obtenir un rendez vous le jour même pour exposer la situation. Une trentaine de parents avec banderole et micro sont présents à 11h du matin. Une délégation de 6 personnes est reçue par la secrétaire générale de la préfecture et la responsable du service des étrangers. Rendez vous est pris avec la famille le 2/12 pour examiner plus en détail son dossier. Une réponse devait être donnée dans la semaine !
Le 2 décembre après midi, la famille doit déménager du CADA et est hébergée par le 115 dans un hôtel à Malakoff. La situation devient difficile et angoissante car ils sont logés dans une pièce de 8m2 avec une douche et WC sur le palier et sans aucun moyen de faire la cuisine.
L’inspection d’académie se manifeste également auprès du directeur de l’école des Sablons pour lui demander des comptes sur la réunion qui s’est tenue à l’école alors qu’elle avait été organisée par la FCPE ! Décidément, cette mobilisation dérange ! D’autant qu’elle commencer à être médiatisée grâce à un entrefilet dans le Parisien !
Les vacances de Noël arrivent, toujours pas de réponse ! Les parents décident d’appeler le 18 décembre à une manifestation sur le marché de Châtillon pour dénoncer cette situation et se préparer à une mobilisation rapide en cas d’expulsion pendant les vacances. De nombreux parents répondent présents.
Même si la procédure en préfecture a été entravée par une démarche malencontreuse d’une demande de réexamen de la demande d’asile, il faudra encore attendre 1 mois et demi pour avoir une décision préfectorale, malgré les interventions et les courriers répétés du Conseiller Général auprès du Préfet de Nanterre., La famille ballotée depuis décembre dernier d’un hébergement d’urgence à un autre vient de connaitre une période très éprouvante et anxiogène. La solidarité active dont ont fait preuve les parents pour l’hébergement, les repas, la prise en charge des enfants, a été déterminante et a apporté à la famille le soutien moral dont elle avait vraiment besoin dans cette galère ! Le Secours Catholique, contacté récemment vient également de leur apporter une aide en bons alimentaires.et la prise en charge des frais de cantine des enfants.
Enfin le 3 février, une réponse positive arrive de la préfecture ! Avec la régularisation, la promesse d’embauche va pouvoir prendre effet.
C’est une belle victoire grâce à la ténacité et à la solidarité de tous.
